La Rose de l’Espace

Written by Helena Furgoni

12/06/2019

Vers l’infini, et l’au-delà !

Il y a un an, Benoît et son équipe, futurs ingénieurs et étudiants de l’ECAM, ont contracté la fièvre de l’Espace, lors de la Mission Apolo Bretzel. Le 19 mai 2018, ils ont envoyé 2 ballons dans la stratosphère depuis la place Kleber à Strasbourg. Mais aujourd’hui les étudiants veulent aller plus loin (et plus haut !) : ils se lancent dans l’aventure de la rose de l’Espace en partenariat avec l’AALMA (Association des Amis de la Ligne Maginot d’Alsace). Surmontée d’un ballon de 3kg gonflé à l’hélium, la nacelle sera cette année équipée de plusieurs capteurs, de caméras et d’une rose. Ce n’est pas n’importe quelle rose, il s’agit de la rose du Fort Schœnenbourg, un symbole de l’amitié franco-allemande.

Si le geste est symbolique, les étudiants ont aussi voulu placer leur initiative sous le signe de la recherche scientifique, d’où la multiplication de partenariats et leurs grandes attentes concernant les résultats obtenus. Ce ballon, grâce à des partenaires tel que l’agence de la qualité de l’air ATMO Grand Est, sera équipé de systèmes de mesures de la qualité de l’air  (particules fines : PM2.5 et PM10, ozone et en première mondiale, de pollens).

Strataggem In Space

Si toute l’équipe est excitée à l’idée de s’envoler dans la stratosphère, nous sommes également très impatients d’observer les résultats obtenus ! Nous profitons de l’événement pour effectuer des tests de communication longue portée depuis l’espace avec un module LoRa. L’occasion de tester notre technologie, et d’approfondir nos connaissances sur le sujet. Nous vous parlerons davantage des enjeux techniques de l’IoT in Space dans un autre article plus technique, à guetter sur les réseaux sociaux.

Interview de Benoît, étudiant de l’ECAM et porteur du projet

Il vous a fallu combien de temps pour préparer tout ça ?

L’aventure a commencé mi-septembre 2018, et s’est étalée tout au long de l’année. Nous nous sommes principalement concentrés sur les capteurs : il a fallu descendre leur poids (initialement entre 10 à 13kg) à 100g afin de pouvoir les installer dans la nacelle ! Nous sommes ensuite passés à la phase de test, notamment de la résistance des capteurs à très basse température (qui peut descendre jusqu’à -50 °C dans la stratosphère !). La chambre froide des locaux d’ATMO a été mise à profit, et les résultats nous ont permis de mesurer l’impact de la température sur les capteurs, et donc les calibrer.

Qu’est ce que vous espérez comme résultat ?

Déjà, que les capteurs fonctionnent parfaitement, et que l’on puisse récupérer les données sans problème. Et puis que l’on retrouve les nacelles très rapidement ! Il a fallu 5 jours l’année dernière pour la récupérer.

Vos plans pour la suite ?

Nos plans sont complètement différents ! ça va de l’aéronautique à la mécanique, en passant par l’informatique. Mais ce projet a permis de réunir différentes compétences, et des étudiants super passionnés.

Infos pratiques :

En cas de vent trop fort, le ballon risque d’exploser au gonflage, il faut donc attendre un temps plus clément. Pour vous tenir au courant des dernières actualités, rendez-vous sur leur page facebook :

https://www.facebook.com/La-Rose-de-lEspace-336285880626988/

Photo by Klemen Vrankar on Unsplash

Si tu aimes une fleur qui se trouve dans une étoile, c’est doux, la nuit, de regarder le ciel.

Antoine de Saint Exupéry, Le Petit Prince, chap. 26.